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Sur 1 350 entrées indexées, 332 sont des critiques — de jeux, de suppléments, de logiciels, de livres. C'est de loin le premier type de contenu du corpus, et le seul qui traverse les trois magazines successifs. The Space Gamer n'a pas inventé la critique de jeu ; il l'a industrialisée, notée, systématisée, et il a passé quinze ans à défendre le droit de la faire.
Of 1,350 indexed entries, 332 are reviews — of games, supplements, software, books. It is by far the largest content type in the corpus, and the only one that runs through all three successive magazines. The Space Gamer did not invent game reviewing; it industrialised it, rated it, systematised it, and spent fifteen years defending its right to do it.
Ce qui frappe, en remontant à la source, c'est que la note précède l'article. Dès le n° 1, un lecteur note Stellar Conquest 9,5 sur 10 dans le courrier. Dès le n° 3, le magazine publie le dépouillement des formulaires renvoyés par les lecteurs : une centaine de retours, chaque rubrique notée, et une note globale du numéro — 6,91 sur 10. Au n° 4, un tableau classe les articles du numéro précédent sur plus de deux cents votes. Le magazine se note lui-même avant de noter les autres.
What strikes you, going back to the source, is that the rating precedes the review. In issue 1 a reader rates Stellar Conquest 9.5 out of 10 in the letters column. By issue 3 the magazine publishes the tally of reader feedback forms: a hundred returns, every department rated, and an overall score for the issue — 6.91 out of 10. By issue 4 a table ranks the previous issue's articles on more than two hundred votes. The magazine rates itself before it rates anyone else.
Les « Game Ratings » composites suivent la même logique : un classement de tous les jeux de SF et de fantasy établi par vote des lecteurs, republié et refondu numéro après numéro. C'est un dispositif de fanzine — et c'est exactement ce qui deviendra, en se professionnalisant, la critique de jeu telle que le hobby la pratique encore.
The composite "Game Ratings" follow the same logic: a reader-voted ranking of every SF and fantasy game, republished and reworked issue after issue. It is a fanzine device — and it is exactly what, on professionalising, became game reviewing as the hobby still practises it.
Un magazine édité par un fabricant de jeux qui critique les jeux de ses concurrents : la difficulté est visible dès la première époque, où Stellar Conquest, Melee et les MicroGames de Metagaming sont à la fois l'objet des publicités, des variantes, des analyses tactiques et des critiques. Elle devient un sujet explicite en 1980. Steve Jackson, en rachetant le titre, promet dans le même éditorial de critiquer tout produit reçu en service de presse — puis, au n° 32, sépare formellement sa société d'édition de jeux du magazine, en publiant la lettre de démission d'un cadre d'Avalon Hill sur le conflit entre exigence de conception et exigence de profit.
A magazine owned by a game manufacturer reviewing its competitors' games: the difficulty is visible from the first era, where Metagaming's Stellar Conquest, Melee and MicroGames are simultaneously the subject of the ads, the variants, the tactical analyses and the reviews. It becomes an explicit topic in 1980. Steve Jackson, on buying the title, promises in the same editorial to review every product received for review — then, at #32, formally separates his game company from the magazine, publishing an Avalon Hill executive's resignation letter on the conflict between design standards and profit.
La réponse pratique est structurelle : la critique est déléguée à des signatures extérieures qui en font une spécialité. W.G. Armintrout, 114 pages en trente entrées entre 1978 et 1984 ; William A. Barton, 104 pages en trente entrées de 1980 à 1985 ; Tony Watson, présent de 1976 à 1990, soit sur les trois éditeurs successifs. Ces trois-là écrivent plus de critiques que n'importe quel rédacteur en chef.
The practical answer is structural: reviewing is delegated to outside bylines who make it a speciality. W.G. Armintrout, 114 pages across thirty entries between 1978 and 1984; William A. Barton, 104 pages across thirty entries from 1980 to 1985; Tony Watson, present from 1976 to 1990 — across all three successive publishers. Those three write more reviews than any editor-in-chief.
La rubrique Featured Review (66 occurrences) traite un produit sur plusieurs pages : composants, système, équilibrage, comparaison avec la concurrence, verdict. Les Capsule Reviews (55 occurrences) balaient à l'inverse toute la production du mois en un bloc — une douzaine, parfois vingt-cinq produits, jeux de plateau, suppléments de jeu de rôle, logiciels, figurines et wargames historiques mêlés. C'est le format qui rend tenable la promesse de tout chroniquer, et c'est aussi celui qui rend l'index difficile : ces blocs sont ici comptés pour une entrée par numéro, leur résumé nommant les principaux produits traités.
The Featured Review department (66 occurrences) covers one product over several pages: components, system, balance, comparison with rivals, verdict. Capsule Reviews (55 occurrences) instead sweep a whole month's output in a single block — a dozen, sometimes twenty-five products, board games, roleplaying supplements, software, miniatures and historical wargames all together. It is the format that makes the promise of reviewing everything sustainable, and also the one that makes indexing hard: these blocks are counted here as one entry per issue, their summary naming the main products covered.