Fanzine ludique • n°1 Rubrique : gestion des dés D'après Steve Jackson

Le grimoire
des 2d6

Comment générer des résultats complexes avec des dés à six faces — ou : que faire quand vous avez oublié vos dés à treize faces et demie à la maison.

Deux dés suffisent
1

Le lanceur

Tirage aléatoire véritable (générateur cryptographique du navigateur). Activez le mode Jackson pour voir le même résultat produit uniquement avec deux d6.

Journal des jets

Aucune donnée n'est enregistrée : le journal vit uniquement dans l'onglet ouvert.

Dés standard

Notation libre

XdY lance X dés à Y faces · +N / −N modificateur · khN garde les N plus hauts (avantage) · klN garde les N plus bas · ! dés explosifs · dF dés Fudge · d% pourcentage. Plusieurs blocs possibles : 2d6+1d8+3.

en attente
—
Choisissez un dé ou saisissez une expression.

La méthode

Désactivé : chaque dé est tiré directement. Activez pour n'utiliser qu'un dé de base (rouge) et un dé de contrôle (crème), comme dans l'article de 1977.

dé de base dé de contrôle relance
2

Modes étendus

Ce que l'article de 1977 n'avait pas encore rencontré — et qui se traite tout aussi bien avec deux d6.

Pool de succès

Style Vampire, Shadowrun, Année Zéro : on lance une poignée de dés et on compte ceux qui atteignent le seuil.

3

Les fiches méthode

Le cœur de l'article : un dé de base et un dé de contrôle, de couleurs différentes. Chaque méthode donne une probabilité rigoureusement égale à chaque résultat possible.

« La solution logique serait que les concepteurs de jeux évitent les dés bizarres. »

Tableau récapitulatif

Dé simuléDé de baseDé de contrôled6 moyens consommés

La colonne « d6 moyens consommés » est mesurée en direct sur 20 000 tirages au chargement de la page — c'est le coût réel de la méthode, relances comprises.

4

Le vérificateur

« Un instant de réflexion devrait vous convaincre… » — ou bien un demi-million de jets. Comparez la distribution obtenue à la distribution théorique parfaite.

Effectifs observés par face

Écart à l'espérance, en pourcentage (zoom)

5

D'où vient tout ceci

En 1977, les jeux de rôle naissants — Dungeons & Dragons, Empire of the Petal Throne — réclamaient des polyèdres à 4, 8, 12 et 20 faces. Ces dés étaient chers, difficiles à trouver, et il fallait les transporter partout. Steve Jackson publie alors un court article : puisque tout le monde possède déjà des dés à six faces, autant s'en servir pour tout.

« Ces formules permettent de se passer entièrement de tout dé autre que le d6 ordinaire. Si vous êtes à l'aise avec le calcul mental — et il s'agit ici d'arithmétique très simple — cette méthode est aussi rapide, voire plus, que de jongler avec toutes les sortes de dés. »

Jackson crédite Starguard (McEwan Miniatures) pour l'astuce du d12, qu'il a généralisée aux autres dés. Il conclut en souhaitant que les concepteurs limitent chaque jeu à un seul type de dé — un vœu que le d20 System exaucera partiellement vingt ans plus tard.

Le principe reste valable au-delà de la nostalgie : c'est une technique classique d'échantillonnage par rejet, exactement celle qu'utilise le générateur aléatoire de cette page pour éviter tout biais de modulo.